19 septembre 2009
Quelques pas de danse ?
La Môme Caoutchouc a pu assister à son premier cours de danse. Enfin, soyons précis : son premier cours d'éveil corporel.
J'ai un peu l'impression d'être un mère indigne qui force sa pauvre enfant à faire des activités alors qu'elle entame à peine sa première année de maternelle et qu'elle doit déjà endurer le centre aéré le mercredi, mais cette espèce de petite fille n'aime rien tant que de partager des jeux avec d'autres enfants. Et la danse, ça lui plait, il n'y a même pas besoin de se poser la question. (et avouerais-je que j'espère qu'elle sera un peu plus à l'aise dans son corps que moi en grandissant ?)
Donc, nous avons une petite fille qui aime danser, qui, depuis qu'elle a assisté au spectacle de claquettes de sa mère l'été dernier, attend de pouvoir faire "son" spectacle, et qui se rend d'ordinaire avec enthousiasme dans tous les endroits où je l'ai laissée.
Jeudi dernier, je la récupère à la sortie de l'école. Tout de suite, elle me demande "on va à la danse, maman ?". Et je repars donc avec elle vers un autre bâtiment... dans l'école.
Et là, la pauvre, qui ne comprend pas pourquoi nous ne quittons pas les lieux, qui éclate en sanglots, d'abord parce qu'elle veut aller à la danse (là où moi-même je prends mes cours, j'imagine), et affirmant ensuite qu'elle veut rentrer à la maison. Gros dilemme, ne suis-je pas là en train de la forcer à faire quelque chose ? J'hésite, puis je me dis qu'il faut qu'elle essaye au moins un cours. Arrive alors son amie (elles portent presque le même prénom à une lettre près, se connaissent depuis la crèche et sont dans la même classe à l'école... et donc maintenant dans le même cours de danse. Et je n'ai réussi à voir qu'une seule fois sa maman dans tout ça). Elle accepte alors de se joindre aux autres, en se plaçant près de son amie, avant d'éclater en sanglots dès que je fais mine de m'éloigner. Mais la prof me fait signe de partir et je m'éclipse donc, tout en entendant ses hurlements me poursuivre dans la cour de récréation.
Imaginez mon désarroi, alors qu'elle n'a jamais pleuré, ni pour la crèche, ni pour l'école, ni pour le centre aéré. Je me dis que j'ai voulu forcer ma fille à être ce que je ne suis pas, et me rassure en me disant qu'il ne s'agissait que d'un cours d'essai, et qu'elle n'est pas encore inscrite à l'année. Et, bien sûr, je m'en veux de l'avoir forcé ainsi à assister à ce cours.
Lorsque je reviens, une demi-heure plus tard, elle m'accueille un grand sourire aux lèvres en me disant "c'est bien la danse maman, je veux en refaire". Et depuis, tous les jours elle me redemande quand elle va y aller. Ah les enfants...
Ses tous premiers chaussons...
13 septembre 2009
A l'école
Tous les soirs, en quittant l'école, La Môme Caoutchouc m'interroge : "dis, maman, demain, je retourne bien à l'école ?". Ce premier week-end sans école est même compliqué pour elle : quoi, deux jours sans école, ce n'est absolument pas drôle.
Dimanche dernier, j'ai même réussi à la coucher, au soir, sans récrimination : il a suffi de lui rappeler qu'il y avait école le lendemain et qu'elle devait dormir pour qu'elle se précipite dans son lit. Je crois que je n'avais encore jamais rencontré d'enfant pour lequel l'école était une récompense !
Vendredi soir, par contre, c'était juste un peu plus difficile. Quand je lui ai dit que même la maîtresse allait dormir, elle m'a répondu que non, parce qu'elle n'avait pas de lit. Et oui, dans la salle de siestes, ce sont les Atsem qui les accompagnent, pas les institutrices....
05 septembre 2009
Première rentrée
et oui, comme tout le monde, je n'ai pu éviter le passage obligé en ce début septembre : la rentrée scolaire. Le temps s'est mis au diapason : l'été est fini, une bise froide court dans les rues, et les manches longues se rappellent à notre souvenir.
La Môme Caoutchouc attendait ce moment avec impatience, et c'est peu de le dire. Le matin, elle a accepté (et c'est assez rare pour être souligné), que je la coiffe avec des couettes "pour être belle pour l'école". Puis nous sommes partis en famille, tandis qu'elle portait fièrement son sac à dos (vide) sur les épaules. Elle a même dû mettre une petite veste pour la première fois depuis des semaines (quand je vous disais que l'été est fini).
Devant l'école, d'autres parents de petits bouts comme la nôtre patientaient. Oui, nous avions droit à une rentrée rien que pour nous. Les "grands" ne viendraient que l'après-midi. Là, par tous petits groupes, nos enfants allaient rencontrer leur maîtresse. La plupart des enfants étaient accompagnés du papa et de la maman, certains se faisaient photographier... C'est un événement dans leur vie quand même.
Puis les grilles s'ouvrent. Des petits groupes de huit élèves sont répartis entre les maîtresses (et nous apprenons qu'à partir de lundi ils seront 31 par classe ! gloups).
Nous découvrons avec notre enfant sa maîtresse. Elle va lui dire bonjour et se présenter, nom et prénom s'il vous plaît, et pour une fois elle ne donne pas son âge à la place, ouf. Puis elle s'installe à une table devant des jeux pendant que, pour la première et dernière fois de l'année, nous nous glissons derrière elle. Nous saluons son Atsem et découvrons les lieux à sa place. Plein de jeux, de livres... Je ne me rappelle pas avoir disposé de tant de jeux à son âge. Une fois son jeu terminé, elle passe à un autre, n'a pas l'air de remarquer les autres enfants autour d'elle, ni que nous partons. C'est du bout de la joue qu'elle se penche vers nous quand nous lui disons au revoir, concentrée dans son activité.
Deux heures plus tard, nous la récupérons, et elle se dirige vers nous sans rechigner. J'avais peur qu'elle ne veuille plus partir... Elle semble pourtant un peu frustrée : elle n'a ni mangé à la cantine, ni dormi, c'est quoi ces promesses non tenues ?
Depuis, elle a hâte d'y retourner. Dès lundi mon enfant, dès lundi. Et ce sera parti pour de longues années...



