La Môme Caoutchouc

Le chemin d'un bébé vers une presque grande fille.

17 avril 2007

Petits surnoms

Je me suis rendue compte que j'utilisais plein de surnoms et de mots doux pour notre fille, alors que ce n'est pas du tout dans mes habitudes (mon chéri s'appelle juste... "mon chéri").
Il y a de tout, des classiques aux originaux :
mon petit coeur, mon bouchon, bout de chopinette, ma puce, orangina, vermisseau, abominable ver de terre des neiges, coquine...

C'est un usage naturel de l'état de mère ? Ou, en d'autres termes : vous aussi vous faites ça ?

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26 février 2007

Mon amour, mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour...

C'est assez incroyable cet amour de mère. J'aime ma famille, mes amis, Mon Orme (pas nécessairement dans cet ordre-là) et notre fille. Et ce sont pleins d'amour différents.

Parfois, cet amour unique, qui remplit tout, que j'éprouve pour notre fille, m'effraye un peu. Surtout qu'on veut d'autres enfants, et que je me demande comment je pourrai les aimer eux-aussi autant.

Je donnerais ma main pour notre fille. Les deux même, s'il le fallait. Mais quelle main me resterait-il à donner ensuite ?

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26 novembre 2006

4 mois plus tard

Et voilà, j'ai repris le travail. Je crois que ce qui m'a fait le plus bizarre, c'est le premier jour, de réemprunter des chemins, des modes de transport que je n'avais plus utilisé depuis ma grossesse. De me dire : tiens, la dernière fois que je suis passée là, il y avait un bébé dans mon ventre.

Ca m'a fait tellement bizarre, pour tout dire, que j'en suis venue à comprendre les femmes qui passeraient presque leur vie à être enceinte. Là, tout d'un coup, je me sentais comme une coquille vide. Je n'étais plus une femme enceinte, une future mère, en train de porter la vie. Je n'étais plus qu'une personne comme toutes les autres. Je ne m'étais pas rendue compte que ça me manquait, ce sentiment d'être tout d'un coup, par cette grossesse, plus importante.

Je ne dis pas que je préfère la grossesse au fait d'être mère, j'adore voir notre fille grandir. Je ne dis pas non plus que je suis pressée d'être à nouveau enceinte, je sais exister sans l'être, merci. Mais c'est bizarre de redevenir... comme tout le monde.

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11 octobre 2006

Mauvaise mère ?

Je crois que j'arrive doucement au stade où, malgré tout, je vais être contente de reprendre le travail. J'ai l'impression que j'aurai plus de temps pour moi en travaillant que maintenant. En ce moment, j'ai juste l'impression d'être "la maman" et rien d'autre. Et même si j'adore ma fille, que la voir évoluer chaque jour est un plaisir, et que je sais que la laisser va êre un déchirement, j'ai aussi besoin d'évoluer en-dehors d'elle.

Pour vous faire une idée, voici à quoi ressemblent mes journées :

8h30 : réveil, petit déjeuner, se laver, faire la vaisselle, un peu de ménage...
10h : La petite se réveille, tout sourire comme à chaque réveil. Biberon et tutti quanti. A ce stade de la journée, elle accepte de rester dans son transat, mais il faut que je reste à proximité. Si je m'éloigne trop longtemps de son champs de vision, elle râle. Si j'ai l'air occupée par autre chose, elle râle (pas la peine d'essayer de regarder la télé, ça ne lui plait pas, mais pas du tout). Donc, en général, je lui raconte des histoires, je tricote devant elle, on babille ensemble... On a souvent droit à une petite crise de pleurs vers 11h 30 puis...

12h : elle s'endort. J'ai 20 minutes devant moi avant de devoir commencer à préparer le repas. A 13h, elle se réveille et si on a de la chance, elle accepte d'aller sur son tapis de jeu pendant que L'Orme et moi mangeons.
13h30 : biberon. Puis on recommence la série de "maman regarde moi, maman, occupe-toi de moi" jusque 14h30 les pleurs et 15h le sommeil.

15h30 : elle se réveille. Et elle est déjà nettement plus grognon, et on a généralement droit à une belle crise de hurlements avant le biberon de 16h30.
17h : promenade pendant 1/2h, 3/4 d'heure. Ensuite une nouvelle demi-heure de sieste (ouf).

18h-18h15 : elle se réveille, et n'accepte de rester que dans les bras, en râlant à intervalles irréguliers, avec une nouvelle crise de cris.
19h : le bain, 19h30 le biberon. Ensuite en général elle s'endort direct dans mes bras à peine son biberon terminé. Mais se réveille dès que je la dépose. Si on a de la chance, elle reste dans son transat à nous regarder manger en souriant. Et puis elle réclame bien vite à nouveau les bras, et, depuis quelques jours, ne s'endort pour ce moment-là qu'en restant dans les bras. Sinon, elle pleure.

22h : dernier biberon. 22h30 au lit. Sans aucun problème à ce moment-là, heureusement. Et je ne tarde généralement pas à l'imiter.

Comme vous l'avez vu, ça me laisse quand même assez peu de temps pour moi. Et c'est assez fatiguant.

Alors c'est vrai qu'à chaque réveil, quand elle m'accueille avec ses yeux qui s'illuminent et son grand sourire, je craque complètement. Mais suis-je une mauvaise mère si j'avoue que, quelque part, je serai soulagée de ne plus suivre totalement ce rythme dans quelques semaines ?

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19 août 2006

Etre une bonne mère...

Ce qui devrait être simple ne l'est pas toujours. Et après le démarrage chaotique, les sessions avec les médecins pour tenter de comprendre pourquoi Elsa avait tant l'air de souffrir ( et avoir été prise pour une hystérique parce que, soi-disant, je m'inquiétais pour rien et que tout était normal), j'ai certainement perdu pas mal de ma confiance en moi.
Et je me pose pas mal de questions. Je deviens même limite mono maniaque à analyser le moindre de mes comportements et ses tenants et aboutissants.

Est-ce que je prends trop notre fille dans mes bras ? ou pas assez ?
Est-ce que je lui en demande trop à vouloir qu'elle s'endorme parfois dans son lit et pas dans nos bras ?
Est-ce que je lui donne un demi-biberon d'hepar, ou un tiers ? et son traitement ? pendant combien de temps ?
Est-ce que je la couche sur le dos, sur le côté, dans son transat ? Est-ce que je la garde avec nous ?
Pourquoi, mais pourquoi, est-ce qu'elle refuse de dormir entre 8 h du soir et 1 h du matin ? C'est parce que je lui ai donné son bain, que je veux la coucher trop vite, qu'elle a trop chaud, trop froid, trop.. pas assez... ?

Chaque soir je trouve une nouvelle raison qui expliquerait ce que j'ai pu mal faire. Pour me rendre compte le lendemain que ce n'est pas encore ça.
Et quand je trouve un moyen de l'apaiser et de démarrer une nuit normale, il est inefficace au bout de deux jours...

J'analyse tout, tout le temps. et je cherche des raisons là où il faudrait sans doute juste que j'accepte. Je suis peut-être un peu trop cartésienne finalement. et tout ne dépend pas forcément de moi.
Et il faudrait aussi que j'apprenne à relacher la pression, et à ne pas croire que je suis la seule à pouvoir trouver une solution qui, de toute manière, ne m'apparait pas.

Pas évident d'être parent quand on est du style à se poser plein (trop) de questions.

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31 juillet 2006

Regime miracle

Ou comment perdre 6 kg en 24 h.

Voici une méthode efficace pour perdre rapidement du poids, méthode illustrée de manière claire par notre avant / après.

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Première étape : se réveiller vers 1 h du matin avec des contractions bien identifiables et légèrement douloureuses. Se demander jusque 3 h si le moment est venu de réveiller son Orme. Se rendormir vers 3 h alors que les contractions s'espacent. Croire qu'il ne s'agit que d'un faux travail.

Deuxième étape : être réveillée à nouveau vers 5 h du matin, par de nouvelles contractions. Commencer à compter le temps qui les sépare et réaliser qu'il y a moins de 10 minutes entre chacune d'entre elles. Remuer légèrement dans le lit pour les soulager et alerter son compagnon par ses mouvements. Profiter de son réveil pour lui suggérer de partir à la maternité à 6 h du matin. Dire tout le long du trajet "j'espère que tu ne m'en voudras pas si je t'ai fait te lever pour rien".

Troisième étape : 6h20: atteindre la maternité et s'entendre confirmer que le travail est bien commencé, et qu'on va y rester un petit moment. Rouspéter sur le monitoring à court de papier qui hoquète mais ne note rien pendant une demi-heure. Sentir son coeur s'accélerer en sachant qu'il y aura une personne en plus dans quelques heures. Se dire que finalement, les contractions sont parfaitement gérables en prenant le temps de respirer profondément. Espérer quand même qu'elles ne vont pas trop s'accentuer.

Quatrième étape : se voir promettre un gros ballon pour s'asseoir dessus pendant le travail, et en être privé aussitôt pour cause d'espacement des contractions et donc d'injection d'un produit pour les accélérer. ëtre piquée trois fois sans que les sages-femmes ne puissent obtenir le résultat escompté. Sentir l'aiguille remuer dans la veine... (j'ai encore des bleus tout le tour du bras.)

Cinquième étape : 10h30 :supplier pour une péridurale parce que, finalement, les contractions... ça fait MAL. Attendre avec angoisse l'anesthésiste (encore une piqure...), qui devra aussi s'y reprendre à plusieurs fois (il paraît que j'ai le "rachis bloqué" et que j'aurais du le dire. Je ne le savais pas, moi, d'abord).

Sixième étape : être enfin soulagée. Au point d'avoir l'impression d'être en vacances pendant quelques heures. Les sages-femmes viennent régulièrement nous voir et nous sommes seuls avec mon Orme, on discute tranquillement.

Septième étape : 15h : s'entendre annoncer une dilatation complète du col et se voir abandonnée pendant une heure sans visite des sages femmes. Sentir une nouvelle douleur prendre place et la signaler à tout personnel médical qui passe la tête dans la pièce, et avoir l'impression d'être considérée comme une personne qui se plaint pour rien. Commencer à se dire qu'une césarienne, ça ferait moins mal. Proposer à l'Orme de prendre le relais pour la dernière étape. S'énerver doucement mais sûrement d'être laissée seule avec cette légère envie de pousser.

Huitième étape : 16h : retour des sages femmes qui déclarent que la douleur est causée par le bébé qui frappe à la porte pour sortir. Se voir conseiller d'agripper des poignées sur les côtés du lit pour les utiliser comme au rameur. Même si on n'a jamais utilisé ce type d'engin. Et pousser pendant 3/4 d'heure en s'entendant répéter : de un, que le bébé est petit et qu'il devrait passer sans problème. De deux, que je pourrais quand même faire un peu plus d'efforts, que je m'arrête trop vite de pousser. Avoir l'impression que je n'en viendrai jamais à bout. Se sentir épuisée, au bord des larmes, impuissante, et continuer à essayer... Se concentrer sur la main de mon Orme dans ma nuque qui me soutient, sur ce bébé qui ne demande qu'à sortir, et ne plus prendre conscience du reste.

Neuvième étape : 16h48 : tenir son bébé contre soi et ne plus ressentir aucune douleur... Sentir uniquement cette vague d'amour qui submerge tout et qui fait de nous trois une famille.

Voilà mon accouchement...

Ps : En complément à ce régime miracle, pour perdre 2 kg de plus sur 4 jours, je vous conseille de mélanger un bébé qui ne dort pas la nuit avec une mère qui n'arrive pas à dormir plus d'une heure la journée. Associer l'ensemble à une chaleur caniculaire. Le manque d'appétit et la fatigue qui résulte de cette rencontre est assez efficace...

Posté par meldc à 18:12 - Après la grossesse - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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